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Journée mondiale de la santé mentale: et si on en parlait?

Photo du rédacteur: Veronique Ruggirello
Veronique Ruggirello
il y a 7 jours
4 min de lecture
Femme souriante médite en tailleur dans un jardin verdoyant; panneau Journée mondiale de la santé mentale, 10 octobre.

« Ça va passer. » « Je devrais pouvoir gérer. » « D’autres vivent des choses plus difficiles. » Combien de fois avez-vous répété ces phrases? minimiser sa souffrance et repousser le moment d’en parler est devenu une seconde nature. Mais jusqu'à quand?

Le 10 octobre, la Journée mondiale de la santé mentale reconnue par l'organisation Mondiale de la Santé invite à mieux reconnaître l’importance de notre équilibre psychologique. C’est aussi l’occasion de se poser une question simple : comment est-ce que je me sens, vraiment ?

Derrière un quotidien qui semble fonctionner peuvent se cacher une anxiété persistante, une fatigue émotionnelle, des relations douloureuses ou un sentiment de vide. Accorder de l’attention à ces difficultés, c’est déjà leur faire une place pour qu’elles puissent être entendues. Il n’est pas nécessaire d’attendre d’être à bout pour chercher du soutien.


Mal-être émotionnel, anxiété et sentiment de vide : mettre des mots sur ce qui pèse


Le mal-être émotionnel n’est pas toujours facile à expliquer. Il peut prendre plusieurs formes: angoisses, anxiété, stress chronique, une impression de trop-plein ou, au contraire, d’une difficulté à ressentir de l’élan. Un accompagnement psychologique offre un espace pour explorer ce qui nourrit l’anxiété et chercher des façons de mieux la traverser.

Parfois, c’est surtout la fatigue émotionnelle et la perte de sens qui dominent. On continue à travailler, à répondre aux attentes, à prendre soin des autres, tout en se sentant intérieurement épuisé. Une période de dépression, un épuisement psychologique ou une crise existentielle mérite une écoute attentive.

Quant au sentiment de vide persistant, il peut être difficile à partager lorsque « tout semble aller bien » de l’extérieur. La thérapie peut aider à mettre des mots sur ce mal-être diffus et à retrouver progressivement ce qui compte pour soi : ses besoins, ses désirs, ses limites.


Comprendre les schémas répétitifs et les blocages affectifs


« Pourquoi je répète toujours les mêmes schémas ? »

Cette question peut surgir après plusieurs relations douloureuses, des difficultés professionnelles récurrentes ou l’impression de toujours s’oublier au profit des autres.

Explorer ces répétitions permet de mieux comprendre leur histoire et la place qu’elles occupent aujourd’hui. Le travail thérapeutique peut ainsi porter sur la dépendance affective, la peur du rejet, les difficultés à poser des limites ou le sentiment de devoir constamment faire ses preuves.

La confiance et l’estime de soi ont également leur place dans cet accompagnement : oser s’affirmer, prendre du recul face au syndrome de l’imposteur et desserrer le poids du regard des autres. Ce chemin se construit progressivement, au rythme de chacun.


Être accompagné dans les épreuves de vie, les deuils et les séparations


Certaines expériences bouleversent profondément nos repères : une rupture amoureuse, un divorce, la perte d’un être cher, un burn-out, une perte d’emploi, une expatriation.

Dans ces moments, disposer d’un espace où déposer sa peine, sa colère ou ses incertitudes peut être précieux. L’accompagnement laisse une place à ce qui se vit, sans imposer de calendrier pour « aller mieux » ni de sens à trouver à tout prix.

Une transition de carrière, une parentalité difficile, des relations familiales complexes ou le syndrome du nid vide, lorsque les enfants quittent le foyer, peuvent aussi susciter un besoin de soutien. Il n’existe pas de souffrance « trop petite » pour être exprimée.


Expatriés et francophones à l’étranger : pouvoir parler dans sa langue


Vivre à l’étranger peut être une expérience enrichissante et s’accompagner de solitude, de mal du pays ou de difficultés d’intégration. Derrière le changement de décor, ce sont parfois tous les repères personnels, professionnels et familiaux qui se trouvent déplacés.

Le stress d’un nouvel environnement ou l’expérience du « conjoint suiveur » peuvent soulever des questions d’identité et de place dans le couple.

Pour les expatriés et les francophones à l’étranger, un accompagnement en français à distance permet d’exprimer ses émotions dans une langue familière. À Abidjan, ailleurs en Afrique, en Europe ou dans un autre pays, les possibilités de suivi sont à vérifier avec le professionnel selon le lieu de résidence.


Thérapie de couple à distance : retrouver un espace de dialogue


Quand les conflits se répètent ou que l’éloignement affectif s’installe, il peut devenir difficile de s’écouter et de se comprendre.

La thérapie de couple à distance propose un cadre pour explorer ce qui se joue dans la relation, exprimer les besoins de chacun et travailler sur la communication. Elle peut également accompagner les questions liées au projet de couple, à la parentalité ou à un départ à l’étranger.


Et si ce 10 octobre était l’occasion de parler de votre santé mentale?


Vous n’avez pas besoin d’avoir déjà compris ce qui vous arrive, ni de trouver les « bons mots » avant de consulter. Une phrase peut suffire pour commencer : « En ce moment, je ne me sens pas bien. »

À l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, accordez-vous le droit d’être écouté.

Vous souhaitez entamer une thérapie en ligne, individuellement ou en couple ? Prenez contact pour échanger sur vos besoins et les possibilités d’un accompagnement à distance.

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